chateau medieval
notes
 
 

La restauration du château

Pour en savoir plus sur les travaux en cours ou en projet, vous pouvez consulter le dernier numéro du bulletin semestriel de l’association Les Amis d’Oricourt, à la rubrique Vie du château.

En cours

depuis fin avril 2008

Étude architecturale et archéologique préalable à l’ouverture au public de la chapelle.

Nettoyage des fossés et aménagement d’un circuit autour du château.

Projets

2009

Mise en sécurité du Logis Rolin pour un accès au public.

Travaux d’aménagement de la chapelle.

Protection d’une nouvelle tranche de courtine dans la haute cour.

Le 13 février 1913, le Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts arrête : Les ruines du Château d’Oricourt (H.S.) et les grands tilleuls sur la place principale du village, sont classés parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique.

En 1932, la famille de Grivel vend le domaine à ses fermiers, grands‑parents du propriétaire actuel, avec, en prime, ce qu’il reste de l’ancienne maison forte. Depuis l’âge de quinze ans, Jean‑Pierre Cornevaux consacre tous ses efforts à ressortir ce lieu de l’oubli.

À l’automne 1969, un premier chantier est organisé avec l’aide de quelques moniteurs d’un centre de vacances voisin. D’autres suivront, chaque année, pendant les congés scolaires. Beaucoup de travaux de débroussaillage et de nettoyage permettent de mieux connaître ce monument, dont certaines parties, inutiles aux habitants du lieu, sont depuis longtemps tombées dans l’oubli. Pour ces premiers travaux, peu coûteux, le matériel est emprunté à la ferme voisine. Dans la tour principale qu’on croyait pleines jusqu’au niveau des courtines, une pièce basse est découverte au cours de ces travaux. La ferme est encore occupée par deux familles d’agriculteurs mais le monument reste toujours accessible et ces chantiers, suivis par la presse locale, encouragent quelques habitants de la région à découvrir Oricourt.

En 1971, notre action est remarquée lors d’une première participation au concours des chantiers de jeunes bénévoles organisé par la Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites. Aux participations suivantes, nous obtiendrons des prix, dont un 16ème prix national de 2 500 francs en 1972, un 14ème prix de 4 000 francs en 1975 et un 6ème prix de 10 000 francs en 1976. Ces récompenses sont très importantes et représentent au début, l’essentiel des financements à Oricourt. Les premiers travaux de protection de maçonneries et de réparation de couverture peuvent être réalisés.

Cette reconnaissance nous incite à mieux organiser nos projets et en 1974 est créée l’association Les Amis d’Oricourt qui nous permet d’adhérer à l’Union R.E.M.P.ART, organisatrice de chantiers.

En 1984, le château est enfin classé monument historique, pour la totalité de la haute cour et le colombier. Des travaux plus importants peuvent être alors engagés par des entreprises spécialisées. La charpente du pigeonnier est aussitôt réparée et couverte de laves neuves. Au titre des monuments classés, certains projets de protection peuvent être financés à 50% de leur coût par le ministère de la Culture. De 1986 à 1990, avec l’aide d’une autre association, Solidarités Jeunesse, organisatrice de chantiers internationaux, une grande parties des couvertures est alors restaurée. En 1993, c’est la tour principale qui peut être ceinturée et couverte avec la participation du Ministère de la Culture et du Conseil Régional de Franche-Comté.

Les deux exploitations agricoles cessent leur activité au début des années 1990. L’ensemble des bâtiments, cours et fossés est alors divisé en une vingtaine de parcelles, dont certaines en indivision. À la fin de 1999, toutes les pièces de ce puzzle sont enfin réunies en une seule propriété, ce qui permet d’envisager l’avenir de ce patrimoine avec sérénité. Nous pouvons restaurer les anciennes écuries et les ouvrir à la visite. Une entreprise est immédiatement créée pour en gérer l’aspect touristique. Les bénéfices de cette activité sont investis dans les travaux de sauvetage et la promotion du site.

L’association, redynamisée en 2001, compte toujours plus d’adhérents. Elle anime le lieu lors des journées médiévales, organise des chantiers bénévoles, participe à l’élaboration de projets et au financement de travaux importants.

Dès 2003, Oricourt devient un site touristique à part entière. Parking, boutique et sanitaires sont à disposition des visiteurs, qui sont accueillis par les propriétaires, résidant depuis peu sur le site.

En 2005, dans les galeries, les planchers sont restaurés et les croisées à meneaux sont restituées. En 2006 et 2007, des châssis de fenêtre complètent ces baies et deux tranches de travaux sont engagées pour le sauvetage de l’enceinte de la haute cour. L’échelle tournante a retrouvé sa place dans le colombier, pour le plus grand bonheur des touristes.

Ces travaux, en fonction de leur importance ou de leur niveau de technicité, sont réalisés par des entreprises spécialisées ou des artisans locaux. Ils le sont aussi par des membres de l’association Les Amis d’Oricourt sous forme de chantiers bénévoles ou au quotidien par les propriétaires. Le château étant classé, tous ces projets de travaux sont élaborés dans le plus grand respect du lieu et soumis à l’avis des techniciens de la DRAC.

En 2008, une étude sera réalisée sur la chapelle, en vue de son ouverture au public et quelques projets ont été soumis à la conservation régionale des monuments historiques pour la restauration du toit du four seigneurial, la restitution de sa cheminée et des travaux de consolidation dans le logis Rolin.

Beaucoup reste à faire, mais on peut être optimiste sur l’avenir de ce lieu exceptionnel, enfin sorti de l’oubli. L’association, qui ne manque pas de projets, envisage de nouvelles consolidations des courtines.

Les travaux de sauvegarde les plus récents ont été aidés financièrement par la Conservation Régionale des Monuments Historiques (jusqu’à 50 %), par le Conseil Régional (12.5 %) et par le Conseil Général de Haute-Saône (12.5 % en 2006). Des entreprises ou associations locales ont également participé. Les lois de 2003 sur le mécénat, dites lois Aillagon, plus incitatives, nous permettent d’envisager un partenariat plus important avec certaines entreprises voisines sensibles au patrimoine local.

Parallèlement à ces travaux de restauration, un effort particulier est apporté à la vie du lieu. Belle illustration de l’évolution de l’architecture militaire médiévale, le château reçoit de nombreux groupes scolaires. En bonne place dans tous les guides, il fait partie des sites touristiques incontournables de Franche-Comté.

liens associés

 Historique des travaux en images
 Travaux 2010-2011 (Panneau présentant les principaux travaux réalisés depuis 1969)
 Les Amis d’Oricourt