chateau medieval
notes
 
 

Le puits

le monte et descend

À chaque extrémité d’une chaîne torsadée de 24 mètres de long est fixé un seau de bois.

En tournant les manivelles, un seau plein monte, pendant que l’autre, vide, descend, se remplit et, posé sur le fond, maintient l’équilibre.

Avec la puisette, d’une seule pièce de cuivre et d’une contenance d’un litre et demi, retrouvée au fond, on pouvait alors se servir dans la seille, seau de bois cerclé de métal, suspendue au niveau de la margelle.

Connu seulement dans quelques anciennes encyclopédies, ce système est devenu extrèmement rare.

L’eau, élément indispensable à la vie d’une place forte, était fournie par le puits, construction contemporaine aux premiers murs du château. Sa maçonnerie est constituée de gros blocs de pierre calcaire taillés en arc de cercle. Cependant, une partie de la margelle est en grès rose, rare exemple de l’emploi de ce matériau sur le site.

Dès le début du XIXe siècle, Oricourt, comme la plupart des communes de Haute-Saône, se dote de fontaines publiques et monumentales. Le puits, alors inutilisé, sert de dépotoir. Comblé de moitié, il est vidé en 1995 et retrouve sa profondeur d’origine, de 22,50 mètres pour un diamètre d’une toise, soit environ 1,95 mètre. Le matériel retrouvé lors de son déblaiement permet de comprendre son fonctionnement. Un treuil de bois à double développement est actionné par deux manivelles. L’eau, à niveau constant, provient de la nappe phréatique.

liens associés

 Bulletin n°9 • pages 4 et 5 • Oricourt : une histoire d’eau