chateau medieval
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La tour principale

plan de coupe coupe de la tour principale
plan de coupe coupe de la tour principale - chateau fort d’Oricourt (haute saone)

Jean-Pierre Cornevaux, vers 1990

Coupe de la tour principale montrant les différents niveaux.

Pièce basse, planchers sur corbeaux et échelles de meunier. En partie haute, présence supposée du toit et des hourds.

La tour principale, improprement dénommée donjon à cause de son emplacement et de sa taille, est implantée à la jonction des deux enceintes. Haute de 25 mètres, elle surveille à la fois les cours et les fossés, tout en contrôlant l’accès au château.

Depuis la haute cour, une échelle permet l’entrée par une porte située à 8 mètres au-dessus du sol. L’échelle s’appuyait sur un palier escamotable, posé sur des consoles de pierre, aujourd’hui brisées. Ce dispositif est caractéristique des premiers châteaux de pierre.

La salle principale

porte d'entrée à la tour principale depuis le chemin de ronde
porte d'entrée à la tour principale depuis le chemin de ronde - chateau fort d’Oricourt (haute saone)

Joseph Cornevaux, 21/05/2007

Porte d’entrée à la tour principale, depuis le chemin de ronde, sur la courtine entre basse cour et haute cour.

L’échancrure encore visible dans le mur et le corbeau laissent imaginer un accès escamotable.

La salle principale ne mesure que 3,50 mètres de côté, l’épaisseur des murs étant encore de 2,20 mètres à cet endroit. Trois meurtrières, au fond de chambres de tir avec coussièges, éclairent et défendent ce niveau.

De part et d’autre de l’entrée, deux portes conduisent au chemin de ronde. L’une d’elles, certainement d’origine, du côté où le parapet est encore complet, au-dessus du porche, est défendue par une échancrure pratiquée dans la courtine.

Au centre de la pièce, une trappe communique avec la partie basse, sorte de réserve aveugle de 8 mètres de hauteur. À la naissance de la voûte en berceau plein-cintre, des corbeaux témoignent de la présence d’une plate-forme.

Les étages supérieurs

Les étages supérieurs de la tour, séparés par des planchers en bois posés sur corbeaux, reliés par des échelles de meunier et éclairés par de rares meurtrières, donnent accès au sommet de la tour où se concentre l’essentiel des moyens de défense. Dans cette pièce, deux baies par face contrôlent les terres environnantes. Sous ces ouvertures, trois trous permettaient le montage de hourds. Vers le XVe siècle, cette tour est couverte de tuiles vernissées, retrouvées en grand nombre à l’intérieur. Mais rien ne nous autorise aujourd’hui, à décrire précisément le couvrement de cet édifice à l’époque de sa construction.