chateau medieval
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Le village d'Oricourt

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La Révolution

La population d’Oricourt

Comme dans de nombreux villages de la région, la population d’Oricourt atteint son maximum au recensement de 1841 avec 210 habitants.

La Révolution, en abolissant le régime féodal, libère enfin les habitants de la mainmorte. Plusieurs fois, la municipalité d’Oricourt demande aux autorités de faire démolir les fortifications et combler les fossés, symboles de la féodalité. Heureusement, ses demandes réitérées restent sans écho. Seules, les armoiries des Cordemoy sont martelées. Le château est vite soupçonné d’être le centre de ralliement des déserteurs et le refuge des prêtres réfractaires pourchassés par le pouvoir républicain. En 1793, 25 gardes nationaux fouillent vainement le château à la recherche d’hypothétiques souterrains. Trois ans plus tard, 150 soldats y sont à nouveau envoyés par l’administration centrale du département afin d’y découvrir des caches d’armes et de munitions, apparemment sans plus de résultat.

Le village

La plupart des habitations d’Oricourt, blotties les unes contre les autres, de chaque côté d’une rue unique en arc de cercle, font face à l’entrée du château. Deux maisons de la fin du Moyen Âge ont résisté au temps, aux guerres et aux modes. Comme partout dans la région, plusieurs fermes comtoises ont été construites au début du XVIIIe siècle.

De même, au XIXe siècle, trois fontaines monumentales apportent du confort aux Oricourtois. Jusque-là, au centre du village, une mare au Creux permettait d’abreuver le bétail.

la fontaine du centre
la fontaine du centre - chateau fort d’Oricourt (haute saone)

Jean-Pierre Cornevaux, 2007

La fontaine du centre

Les bornes à chaque extrémité de cette fontaine aux dimensions imposantes, fournissaient l’eau potable aux villageois et remplissaient l’abreuvoir pour le bétail. Le trop plein de ce premier bassin se déversait dans deux autres. Le linge était lavé dans le plus grand, le lavoir, puis rincé, en amont, dans l’eau propre du rinçoir. La municipalité envisage sa remise en eau.

Il n’y a jamais eu d’église dans le village d’Oricourt, ses habitants dépendaient de la paroisse de Montjustin. Le découpage administratif, issu de la Révolution, rattache Oricourt et Oppenans à la paroisse d’Aillevans, dans laquelle un nouveau lieu de culte avait été édifié en 1737. L’école du village ferme ses portes en 1960.

Blotti contre son château, dans un écrin de verdure, le village est devenu, au fil des ans, un but de promenade très apprécié. Il ne compte plus aujourd’hui que 37 résidants et une personne sur deux a plus de 60 ans.